Nauru
a profité durant 30 ans de la richesse apportée
par le phosphate (richesse nationale). 1974 est une année
record pour l'île avec 225 millions d'euros de bénéfices.
L'État, la Nauru Phosphate Corporation, les propriétaires
terriens ont profité des hauts cours de ce minerai. En
1990, 23 millions d'euros sont distribués aux habitants.
Nauru achète terrains et propriétés partout
dans l'Océanie, grâce à l'argent du phosphate
de 1968 aux années 1990. Our Airline, la compagnie aérienne
nationale composée à son apogée 6 avions
a même été créée par l'État.
La production
connait un fort déclin à la fin des années
1990, elle passe de 1,67 million tonnes en 1985-86 à
162000 tonnes en 2001-02. Elle cesse totalement en 2003[36].
En 2006 elle reprend après des travaux de remise à
niveau des infrastructures minières menés par
une entreprise minière australienne en partenariat avec
la RONPHOS, la nouvelle entreprise publique du phosphate à
Nauru. L'exploitation primaire devrait être terminée
en 2010[36]. Une exploitation secondaire consistant à
récupérer le phosphate situé en dessous
des pinacles est planifiée. Cette nouvelle forme d'extraction
ainsi que la vente de gravier obtenue après concassage
et vendu aux petites nations océaniennes voisines devrait
assurer à Nauru des rentrées d'argent pour 30
ans. Parallèlement un programme de réhabilitation
des terres est prévu[36].
Le gouvernement
a dû vendre des terrains et des immeubles pour rembourser
ses crédits. Sociétés écrans et
ventes de faux passeports ont été le commerce
de l'État pendant un temps pour trouver de l'argent.
Nauru a
rendu certains services à d'autres États contre
compensation financière : De 2001 à 2007, Nauru
héberge un centre de détention d'immigrés
clandestins pour le compte de lAustralie, ceci contre
quelques millions deuros par an. Suite à la fermeture
de ce centre, le ministre des Affaires étrangères
Kieren Keke annonce que Nauru va devoir faire face à
« une crise de chômage majeure ».
Source
Wikipédia