D'abord
peuplée par les Maoris, Polynésiens venus probablement
entre le Xe et le XIVe s. de notre ère, la Nouvelle-Zélande
fut découverte par le Hollandais Tasman (1642). La Grande-Bretagne
fit reconnaître sa souveraineté par les chefs autochtones
(traité de Waitangi, 1840), mais l'afflux de colons européens
déclencha des guerres avec les Maoris (1843-1847, 1860-1869),
qui furent décimés.
Erigée
en colonie en 1851, dotée d'une Constitution et d'un
gouvernement autonome, bénéficiaire d'une législation
sociale avancée dès la fin du XIXe s. (vote des
femmes, retraite vieillesse), la Nouvelle-Zélande devint
un dominion quasi indépendant en 1907. Dans cette démocratie
parlementaire, travaillistes et nationalistes, les deux grandes
formations politiques alternent au pouvoir. Après sept
années de pouvoir, les travaillistes sont battus par
le parti national de Jim Bolger (1990). Farouchement opposée
au nucléaire (différend avec la France lors de
l'«affaire Greenpeace» (1985-1990), la Nouvelle-Zélande
œuvre pour la dénucléarisation totale de
la région. Depuis 1994, le gouvernement s'est engagé
à restituer aux tribus maories, en cinq ans, les terres
qu'il a encore en sa possession, ou à offrir une compensation
financière pour les terres confisquées en 1863.