Elles
furent découvertes en 1567 par l'Espagnol Álvaro
de Mendaña. Des colons allemands et anglais s'y installèrent
dans le courant du XIXe siècle. En 1899, la Grande-Bretagne
fit reconnaître son protectorat sur l'ensemble des îles,
à l'exclusion de Buka et de Bougainville, qui appartinrent
à l'Allemagne jusqu'à la Première Guerre
mondiale et qui passèrent en 1920 sous mandat australien.
Le nord de l'archipel, occupé par les Japonais en janvier
1942, fut le théâtre de violents combats jusqu'en
1945.
Les Salomon britanniques proclamèrent leur indépendance
en 1978 et adoptèrent le régime de la monarchie
parlementaire.
Le 5 juin 2000, le Premier ministre de l'archipel mélanaisien,
Bartholomew Ulufa Alu, fut pris en otage lors d'un coup d'État
revendiqué par des guérilleros se réclamant
de l'Aigle de Malaita (MEF) et soutenus par une partie des forces
de police. Venus de Malaita, une île située au
nord-est de l'île de Guadalcanal, ces derniers avaient
peu avant lancé un ultimatum au gouvernement lui demandant
de compenser les insulaires de Malaita, expropriés et
spoliés par l'Armée de libération de Guadalcanal
(GLA). De son côté, la GLA se prononça en
faveur du départ des communautés originaires de
Malaita, implantées à Guadalcanal et à
qui elle reprochait d'avoir pris aux locaux leurs emplois et
leurs terres. Par ailleurs, les forces du MEF engagèrent
des combats avec les Combattants pour la liberté d'Isatabu
(IFM), une milice rivale. À la fin du premier semestre,
les affrontements interethniques avaient déjà
faits de nombreuses victimes et menaçaient de dégénérer
en guerre civile.